Mon phénomène "Matrix" ...
22 novembre 2014, 01:24
Ces
derniers temps, je me penche à nouveau sur d'anciens écrits qui datent
d'une douzaine d'années. Extrait d'un livre écrit par moi en 2002,
sous un pseudonyme faisant référence à Michael Jackson, mon artiste
favori jusqu'à ce qu'il meurt. Je l'écoutait en boucle tant qu'il était
vivant. Aujourd'hui, tous ses disques, cassettes audio et K7 vidéo, CD,
restent dans les cartons. Je lui avais consacré un site, qui était
plutôt bien suivi. Il est mort, le site n'existe plus. Mes cases sont
ainsi, vivantes avec les vivants. Dans l'extrait que je présente
ci-dessous, j'expose un des "phénomènes sensoriels" dont je ne parle
jamais, et que je n'ai pas relaté ce jour-là en séance avec un
psychiatre. ° ~ °oOo°oOo°oOo° ~ °
Cette séance est encore un long monologue dans lequel je termine de parler de mon enfance, je ne sais plus vraiment quoi dire, je n’ai jamais suivi de psychothérapie. Je pensais qu’un psychiatre faisait interpréter les fameuses planches de Rorschach pour déceler une quelconque maladie mentale ou bien qu’il me ferait passer différents tests.
Qu’il me poserait des questions précises. Non. On ne fait que discuter. Et aujourd’hui, il n’a pas noté grand chose… Je me demande si ce que je lui raconte est nécessaire, si mon discours l’intéresse.
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Dans mon sac, j’ai amené mon petit nounours en peluche avec lequel je dors depuis le jour où j’avais été brûlée, à l’âge de deux ans, mais je n’ose pas lui en parler et le lui montrer, honteuse de ce qu’il pourrait bien penser de moi.
Pourtant , il n’est pas là pour me juger. Je ne voudrais pas qu’il puisse penser que j’ai des problèmes importants, j’ai peur qu’il puisse me le dire. Mes idées se mélangent et se contredisent, je voudrai être aidée mais j’ai peur que l’on constate mes faiblesses, et si je fais mine d’être très équilibrée, je n’ai plus rien à faire ici.
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Je suis comme un volcan endormi mais pas tout à fait éteint, il y a toujours un risque latent. Tellement sereine et froide, personne ne peut imaginer un tel tumulte sous ma carapace. Insidieusement mes angoisses font leur travail, essayant de me détruire mais je tiens bon. J’ai souvent l’impression d’être retenue à l’intérieur de moi, comme si mon corps était trop étroit. Comme si je pouvais avoir la faculté de me liquéfier, me répandre, me ramifier et avoir des centaines de tentacules et pousser, pousser, telle une plante aquatique, mais je suis enfermée. Souvent je doute de mon existence réelle et physique, ça me vient en un éclair de seconde, je me demande si je suis bien là, je touche les choses qui m’entourent pour constater qu’elles sont réelles aussi, que je ne dors pas, que je suis vivante. Et mon malaise passe. Parfois c’est une impression de films qui sautent, les images se répètent me semble-t-il deux ou trois fois d’affilée. J’ai la sensation de savoir que je vais refaire, ou que je refais une chose, comme une boucle et alors je me demande si je suis réelle… Retour à la case départ ! Vous n’avez sans doute pas compris ! J’ai du mal moi-même à analyser ces décrochages qui ne durent que quelques secondes, le temps de me poser la question et de me dire « Tout est OK ! » C’est pour cette raison que j’adore la sensation de froid, avoir la chair de poule pour me sentir vivante…
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Je ne lui raconte pas ces phénomènes bizarres car ils ne me gênent pas, c’est juste une question que je me pose sur notre existence, nous les humains, sommes nous vrais, rêvons nous que nous le sommes?
Quand j’ai vu le film fantastique « Matrix », je me suis dit que le metteur en scène devait vivre des décrochages intempestifs, tout comme moi. C’est un peu comme ça, sans les effets spéciaux, sans les ordinateurs…
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Arrivés presque à la fin de la séance, il me dit que finalement il ne juge pas nécessaire de faire une autre séance.
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